About the THSF conference


#1

l’édition 2018 se penchera sur le principe même de communication, du et des langage(s) et de leur appropriation pour la création de communs.


Pour répondre à cet appel, nous désirons sortir des schémas habituels
de conférences et ateliers et questionner ces arrangements
institutionnels en empruntant des chemins de traverse. Voici donc une
proposition hors-normes qui, nous l’espérons saura trouver une place
au cœur de l’ouvrage continu du THSF.

Objectif

Il s’agit de retracer les mots et les images, comprendre ce qui fait
la spécificité de lieux collectifs comme Mix’Art Myrys et de réunions
comme le THSF, En quoi ces espaces de résistance permettent-ils de
dérouler un langage et une esthétique au service d’une vision partagée
– anticapitaliste – des communs. Nous pensons que la compréhension
des particularités et des forces de ces lieux-moments-personnes est
associée à une mémoire que nous souhaitons retracer pendant toute
notre participation au THSF 2018. Ce projet s’inscrit dans une
recherche menée par Petites Singularités sur les pratiques
collectives, leur force, la richesse de leur présence, qui visent à
les valoriser et leur bénéficier.

Moyens

  • Le premier jour, un lightning-talk afin d’expliquer notre démarche
    et d’engager le public dans notre interrogation.
  • Après le lightning-talk nous nous rassemblerons avec qui veut pour
    établir une série d’affiches – peut-être dans la salle de
    résidences hackers – que nous disséminerons ensuite dans l’espace
    du THSF.
  • Durant les 4 jours, avec notre équipe improvisée nous effectuerons
    des entrevues autour du THSF, des communs, de l’autogestion,
    interrogeant les participants (y compris les visiteurs) comme les
    organisateurs.
  • Le dernier jour nous donnerons une restitution de notre exploration
    en mêlant des extraits vidéo, des commentaires et des interventions
    du public, afin d’imaginer quels dispositifs pourraient embrasser
    mieux que ne le font les formats standards de conférences & atelier,
    l’esprit de résistance et de célébration qui entoure le THSF.
  • Production d’un glossaire ou d’une ligne de temps de vocabulaire.

==
hk & natacha


#2

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#3

VIP

Votre initiative permanente offre une (re)prise indispensable de l’autogestion. C’est une usine, pas un festival : une usine festive certes, mais pas une usine à gaz. Ceusses qui se branchent aéroport, j’arrive, je monte sur scène, je bave et je repars ne sont pas les bienvenu·e·s.


#4

FACTORY, La précédente était celle de Warhol et on y trouve aussi un regard critique sur les modalités de productions industrielles.

Les HACKERS et le Grand Public, un métissage qui n’en est pas un, une fenêtre ouverte sur un univers favorise la diffusion et l’échange, comment cela agit-il sur la communauté ?

Qui fait quoi pourquoi comment et où…
Le THSF et ses nombreux ateliers un moment dans l’année plaque tournante des idées et des personnes. Comment essaime-t-il ? Quelle trace ? À quel endroit le dialogue continue-t-il ?


#5

Le discours du Nobel d’Elinor Ostrom s’intitulait : Beyond markets and states: polycentric governance of complex economic systems. Ostrom nous a légué des règles pour comprendre l’autogestion des communs, et indiqué que des systèmes plus petits (un ville de taille moyenne) sont plus efficaces dans leur gestion que de grands systèmes (une mégalopole).

Ostrom indique un certain nombre de règles pour la gestion des communs :

  • les limites des usagers et des ressources sont claires (pour faciliter le dialogue commun)
  • congruence entre les bénéfices et les coûts (pour assurer l’intérêt commun)
  • les usagers ont des procédures pour créer leurs propres règles (pour encourager l’autogestion)
  • suivi régulier des usagers et des conditions des ressources (pour s’assurer de l’état des ressources)
  • sanctions progressives (pour décourager les parasites)
  • mécanismes de résolution des conflits (pour assurer la subsidiarité des règlements)
  • reconnaissance minimale des droits par le gouvernement (pour assurer la pérennité)
  • entreprises imbriquées (pour faciliter la gestion des échelles)

Le THSF est-il un commun ? Peut-être pas, mais pour le temps de l’événement, l’espace de Mix’Art Myrys l’est un peu… Et sur le long terme, la gestion de tels événements traversant diverses communautés de résistance doit encourager de tels arrangements institutionnels pour faciliter l’expansion et surtout la pérennité du mouvement. Un collectif, comme système dynamique complexe en individuation cherche l’amplification ou au-moins un potentiel d’amplification. Or, l’amplification au cœur d’un même espace étant limitée par la capacité de cet espace, elle peut s’effectuer selon deux axes : l’un, grâce aux réseaux de communication, à travers d’autres espaces (décentralisation !) ; l’autre, à travers une vision non plus événementielle mais infrastructurelle, dans l’intensité de l’engagement des participants au-delà de l’événement ponctuel.


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